Le seul être qui écoute
Les locataires demandent à Grete de jouer du violon, puis s’ennuient et allument leurs cigares. Gregor seul est attiré hors de sa chambre ; la musique lui rend même son ancien projet de conservatoire. Trois silhouettes humaines évaluent une prestation, tandis que le corps déclaré animal répond à une beauté sans utilité. Kafka ne prouve pas que Gregor possède une âme : il rend simplement l’apparence insuffisante pour distribuer l’humain et le non-humain.
Une parenté devenue préjudice
En voyant Gregor, les locataires menacent de partir sans payer. Il n’est plus seulement improductif : sa présence compromet le nouveau revenu. Les cinq années durant lesquelles il a entretenu les siens ne compensent pas le coût présent. La famille n’était pas nécessairement privée d’amour ; l’arrêt du salaire révèle plutôt combien la fonction économique habitait déjà ce que chacun nommait affection.
Une preuve impossible à réfuter
Grete affirme que, si cette créature était vraiment Gregor, elle comprendrait qu’une famille ne peut vivre avec elle et partirait d’elle-même. S’il disparaît, il prouve qu’il était le frère aimant ; s’il reste, il prouve qu’il ne l’est plus. Les deux réponses exigent sa suppression. Gregor accepte le raisonnement, retourne dans sa chambre et meurt en pensant tendrement aux siens. Son accord ne valide pas la logique : il montre qu’il n’a jamais cessé de placer leur besoin avant son propre jugement.
Le prochain avenir disponible
Après que la femme de ménage a retiré le corps, le père remercie Dieu et la famille prend le tramway vers la campagne. Les trois découvrent que leurs emplois sont convenables, que l’appartement est trop grand, puis les parents regardent le jeune corps de Grete et pensent à son mariage. Une ressource familiale a disparu ; une autre promesse d’avenir entre déjà dans le calcul. Gregor est le seul dont le corps change d’espèce, mais la dernière page demande où s’est déplacée la véritable métamorphose.