Littérature mondiale · Franz Kafka, La Métamorphose
La Métamorphose : trois lectures
Une métamorphose achevée avant que le corps ne change
Gregor Samsa se réveille changé en une vermine monstrueuse. Pourtant sa première inquiétude n’est ni son corps ni son identité : il a manqué le train de cinq heures. L’impossible est immédiatement traduit dans la langue familière des horaires, des échantillons et de la colère du directeur.
Ces trois lectures suivent les cinq années où Gregor a fait vivre sa famille, la lente substitution d’une chose à son nom, puis la scène du violon. Elles demandent si l’apparence, l’utilité et l’humanité se recouvrent vraiment, et qui se transforme lorsque le revenu cesse d’arriver.
- Essai 1 sur 3Il pense au trainSon corps change en une nuit ; sa réduction à l’horaire, au salaire et à la dette a pris cinq ans.
- Essai 2 sur 3De Gregor à « cela »La famille ne renie pas son fils en un geste. Des mesures compréhensibles s’accumulent jusqu’à rendre son nom inutile.
- Essai 3 sur 3Qui s’est vraiment métamorphosé ?Gregor garde le désir et l’amour ; ceux qui conservent un corps humain réapprennent à compter une vie selon sa fonction.