Un nombre organise la vie
Psycho-Pass, teinte et Coefficient de Criminalité orientent école, emploi, soin et internement. La plupart des habitants connaissent ainsi une sécurité réelle et en sont reconnaissants. Cette efficacité constitue la meilleure défense du système, non un décor mensonger. Elle donne aussi à la mesure le pouvoir de remplacer la personne par son état présent et de traiter un criminel latent avant tout acte commis.
Une arme qui retire le jugement
Le Dominator identifie son porteur, scanne la cible et choisit blocage, paralysie ou mort. L’agent vise et presse. Avec le jugement disparaît la prise de la responsabilité : l’erreur appartient au chiffre, l’exécution correcte à personne. Kogami ne semble pas cruel lorsqu’il vise l’otage du premier épisode. La question « faut-il la tuer ? » a déjà été traduite en modalité autorisée avant d’atteindre sa conscience.
La blessure devient menace
La femme vient d’être enlevée, frappée et terrorisée ; sa panique fait monter la mesure et la pousse à un geste dangereux avec un briquet. Sibyl ne se trompe pas sur l’état. Il ignore ce qui l’a produit. Incapable de distinguer ce qu’une personne fait de ce qu’elle subit, il laisse l’agresseur provoquer la hausse et applique à la victime la réponse prévue. Dommage et punition deviennent deux phases du même traitement.
Le seul tir disponible
Akane veut sauver la victime, mais son arme n’offre contre elle que le mode létal. Elle gagne du temps en paralysant Kogami, mode disponible parce qu’un Inspecteur doit pouvoir contrôler son Exécuteur. Ginoza a raison de rappeler le risque pris par une débutante, et la prévention sauve des vies. Akane ne réfute rien : elle refuse seulement, pendant quelques secondes, de faire coïncider la femme tremblante et le nombre annoncé.