La Complémentarité résout une douleur réelle
En dissolvant les limites, elle supprime rejet, malentendu et solitude sous leur forme connue. La proposition n’est pas absurde : elle répond réellement à la souffrance décrite. C’est pourquoi son coût doit être pris au sérieux.
Supprimer la blessure avec la relation
Sans distance, l’autre ne peut surprendre, refuser ni reconnaître. En retirant le lieu de la blessure, on retire aussi la relation qui s’y produisait. L’union totale n’achève pas l’amour ; elle suspend la grammaire du « je » et du « tu ».
Choisir le monde où la douleur revient
Shinji refuse la fusion permanente. La plage n’est pas consolante : il étrangle Asuka, elle touche son visage, la dernière phrase reste ambiguë. Avec la séparation reviennent violence, tendresse, dégoût et incertitude.
Se rencontrer à travers une limite
La paroi est obstacle et préserve deux centres. Sans elle, aucune reconnaissance mutuelle ; avec elle, amour et abandon sont possibles. La tâche éthique n’est pas de détruire toute limite, mais de se rencontrer à travers une frontière que nul ne possède. L’autre y conserve son non.