Noboru Wataya
Le pouvoir de Noboru n’est pas faux. Université, télévision, élections et famille le lui remettent régulièrement ; seul le sentiment d’avoir été diminué par lui demeure hors des preuves recevables.
La scène
L’universitaire devient commentateur puis élu d’une circonscription héritée. Il parle clairement, ne se ridiculise pas, et le dégoût de Toru ne dispose d’aucun fait présentable en public.
Ce qui s’y joue
Le roman place à côté de cette ascension une faculté surnaturelle : entrer dans les gens et leur retirer quelque chose. Creta et Kumiko se sentent altérées sans pouvoir donner un nom public à ce qui manque.
La question demeure
Le terrain n’est donc jamais neutre. Les mots de l’université, des médias, du parlement et de la famille appartiennent déjà à Noboru. Une procédure correcte ne garantit pas que le pouvoir ainsi reçu laisse les personnes intactes.
Cette édition française est une réécriture autonome qui maintient ensemble histoire, quotidien et inexplicable. Spoilers sur l’ensemble du roman.