Les êtres de bois parlent — Pourquoi le récit refuse-t-il encore de les dire humains ?
Parole et reproduction sont présentes ; reste à savoir si une voix répond à un monde qui la dépasse.
La scène
Dans le Popol Vuh, les êtres de bois parlent et se multiplient, mais n’ont ni cœur ni mémoire et oublient leurs créateurs. Déluge, animaux et outils se retournent contre eux ; la création recommence.
Un autre regard
Lu comme un test d’intelligence, le récit devient une liste de fonctions. Pourtant, il interroge moins la parole que la capacité de répondre aux autres, à son origine et au monde qui nous soutient.
La question demeure
Conclure que l’ingrat n’est pas humain serait dangereux. La scène peut plutôt nous demander si nous prenons trop vite une voix fluide pour preuve suffisante d’une vie intérieure.
Réécriture française indépendante à partir des lectures chinoise et anglaise. Les traditions ne sont pas fondues dans une doctrine commune ; chaque scène conserve sa question propre.