Trois coups contre le démon aux os blancs
Wukong voit juste et frappe ; Tang Sanzang voit des innocents mourir. L’épreuve taille les deux parce que chacun manque une vérité détenue par l’autre.
La scène
Le démon change trois fois d’apparence. Wukong reconnaît l’ennemie sous chaque corps, tandis que son maître ne voit que la violence de son disciple contre des humains désarmés.
Ce qui se transforme
La clairvoyance de Wukong ne lui donne pas automatiquement la capacité de faire partager ce qu’il voit. La compassion de Tang Sanzang ne l’empêche pas d’être trompé par l’apparence.
Ce qui demeure
Leur rupture montre qu’avoir raison sur le fait ne suffit pas à habiter une relation. Il faut encore rendre son jugement accessible sans exiger que l’autre abandonne toute faculté de dire non.
Cette édition française est une réécriture autonome destinée au lecteur francophone.