Travailler davantage, ne jamais se plaindre, rester agréable : certains ordres continuent en nous alors que plus personne ne les prononce.
Qu’une voix vienne de notre tête ne prouve pas que nous l’avons choisie. La famille, l’école ou le travail peuvent survivre sous la forme d’un superviseur anonyme.
Demandons ce que cette exigence protège, qui en paie le coût et à quel moment elle estime que c’est assez. Un ordre sans raison ni terme mérite d’être contesté.
Même une valeur reçue d’autrui peut devenir nôtre si nous la reprenons à notre compte. La fidélité va aux raisons assumées, non à l’ancienneté de la voix.
Deux questions révèlent souvent un ordre emprunté : le respecteriez-vous encore sans aucun témoin ? L’imposeriez-vous avec la même dureté à quelqu’un que vous aimez ? Une norme qui exige de vous seul un sacrifice infini mérite une nouvelle audience.