Sans examen ni échéance, beaucoup pensent manquer de volonté. Mais lorsqu’on n’a connu que l’apprentissage commandé, il est difficile de savoir d’emblée avancer seul.
L’apprentissage autonome a lui aussi besoin d’une raison. Un problème à résoudre, une œuvre à produire ou une personne à aider rend l’ignorance précise.
On ne lit plus pour finir un programme, mais pour rendre possible l’étape suivante. L’incompréhension cesse d’être une faute abstraite et devient un obstacle que l’on peut travailler.
Cela n’abolit ni la fatigue ni le besoin de professeurs, de calendriers ou de compagnons. Être autonome ne veut pas dire n’avoir besoin de personne, mais savoir à quoi sert l’aide demandée.
L’apprentissage tient sur ses propres jambes lorsque nous revenons à la question même sans témoin. La contrainte extérieure n’a pas disparu : une raison personnelle a commencé à lui répondre.