Le pouce d’Ekalavya — Le maître qui vous a rejeté peut-il réclamer votre talent ?
La dévotion de l’élève n’efface ni le refus du maître ni la violence qui désactive son aptitude.
La scène
Refusé comme élève par Drona, Ekalavya apprend seul devant une statue du maître et devient un archer remarquable. Drona exige alors son pouce droit comme offrande au professeur.
Un autre regard
Le fait qu’Ekalavya le nomme maître ne fait pas de Drona l’auteur de cet apprentissage. Posséder la relation seulement lorsque son fruit apparaît fait remonter l’autorité vers celui qui n’avait rien donné.
La question demeure
Même un consentement issu de la dévotion n’est pas un mandat sans limite. L’autorité d’enseigner doit s’arrêter avant le droit de détruire l’avenir de celui qui apprend.
Réécriture française indépendante à partir des lectures chinoise et anglaise. Les traditions ne sont pas fondues dans une doctrine commune ; chaque scène conserve sa question propre.