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NON DUBITO · Peinture · Peinture occidentale

Rubens et son atelier Chasse au loup et au renard

Hampes, gueule du loup et sabots se pressent. Le mouvement s’intensifie là où la force rencontre une résistance.

Dans cet essai

Regardons d'abord toute la largeur du tableau. Le ciel est vaste, l'horizon bas : les chevaux semblent disposer de tout l'espace nécessaire pour traverser la scène au galop. Pourtant, à gauche, un cheval lève ses antérieurs presque face à nous. À droite, le grand cheval gris nous présente sa croupe tandis que sa tête et ses jambes antérieures reviennent vers la gauche. Entre eux s'entassent deux loups, des chiens, de longues hampes et des visages. Le format donne au mouvement une ampleur considérable, mais laisse fort peu de passages libres aux animaux du centre.

Vue d'ensemble de la Chasse au loup et au renard de Rubens et son atelier. Des cavaliers et des chasseurs à pied entourent loups, chiens et renards. Le cheval de gauche se présente presque de face ; le grand cheval gris de droite se tourne vers le centre, les antérieurs levés, sous un vaste ciel.
Figure 1. Pierre Paul Rubens et son atelier, Chasse au loup et au renard, vers 1616. Huile sur toile, 245,4 × 376,2 cm. The Metropolitan Museum of Art, New York, John Stewart Kennedy Fund, 1910, numéro d'inventaire 10.73. Image : The Metropolitan Museum of Art, domaine public, Open Access / CC0. Notice de collectionVoir les images sur la page de l’œuvre au musée ↗

Cette lecture privilégie l'encerclement et la résistance. Des forces venues de plusieurs directions rencontrent des forces contraires à très courte distance. La poursuite fournit le récit ; les heurts organisent ce qui s'offre au regard.

Vers 1616, Rubens commence les grandes scènes de chasse de cette période. Le Met situe cette œuvre au début de cette production et explique que de telles peintures offraient aux intérieurs princiers une solution moins coûteuse et plus rapide à réaliser que les tapisseries de chasse. Les privilèges cynégétiques étaient liés à la grande propriété foncière. Montures de prix, vêtements somptueux et nombreux participants présentaient aux acheteurs possibles une activité qui marquait leur rang. Les dimensions prennent ici tout leur sens : large de près de 3,8 mètres et plus haute qu'un adulte, la toile transforme une pratique socialement distinguée en une présence qui occupe un mur entier. Catalogue du musée

Deux chevaux resserrent l'espace vers le centre

Une marque claire descend sur le chanfrein du cheval de gauche. Sa face et son poitrail sont largement dirigés vers nous. Les deux antérieurs se replient, et leur couleur claire se détache du corps plus sombre. Le volume semble avancer hors du tableau : nous rencontrons la largeur d'un animal qui vient à nous, plutôt que la longue silhouette d'un cheval passant de profil. Au-dessus, le cavalier étend vers la gauche un bras et une longue hampe. L'habit sombre et la crinière flottante élargissent le groupe, tandis que les jambes repliées ramènent cette expansion devant le poitrail.

Le cheval gris de droite fonctionne autrement. Sa croupe massive et arrondie s'approche de l'angle inférieur droit ; son corps s'étend en travers de la toile, et son encolure se courbe vers la gauche jusqu'au museau abaissé. Les deux antérieurs sont ramenés, les sabots proches des hommes du centre. Suivre le cheval depuis son large flanc clair jusqu'à sa tête nous reconduit au-dessus des loups et des chasseurs. L'animal le plus voyant du tableau oriente donc l'attention au-delà de lui-même.

Ces deux chevaux ne forment pas une paire symétrique. L'un est étroit et frontal, l'autre large et oblique. Les antérieurs du premier apparaissent derrière le loup dressé ; ceux du second surplombent hommes et chiens. Ce décalage est essentiel. Deux montures courant côte à côte dans le même sens entraîneraient aisément l'œil. Ici, leurs orientations se rencontrent au centre et imposent un changement de direction. La vitesse se concentre dans un lieu difficile à traverser sans obstacle.

Détail de la rencontre à gauche. Devant un cheval vu de face, une hampe arrive depuis la gauche jusqu'au loup dressé. Ses pattes antérieures touchent le manche, et sa gueule ouverte rencontre la lame métallique. Plus bas, un autre loup et un chien sombre s'enchevêtrent.
Figure 2. Recadrage du fichier original. Comparer la masse frontale du cheval, l'arrivée latérale de la hampe et le redressement du loup. Le rouge près de sa patte est un gland de passementerie fixé à la hampe. Image : The Metropolitan Museum of Art, CC0.Voir les images sur la page de l’œuvre au musée ↗

Les deux chevaux soulèvent l'avant du corps, mais leur poids se manifeste différemment. À gauche, les jambes claires semblent arrêtées par un obstacle soudain ; à droite, la masse du cheval abaisse et resserre l'espace central. Les sabots antérieurs des deux chevaux restent suspendus près d’autres corps, rendant plus pressant un contact imminent ou déjà engagé.

La courte distance entre la lame et la gueule

Un peu à gauche du centre, un loup se dresse. Son poitrail et son ventre s'allongent verticalement, ses pattes antérieures s'avancent vers la gauche. Une hampe arrive transversalement depuis le chasseur vêtu de rouge. Sa lame entre dans la gueule ouverte. Mâchoires, pattes, manche et gland rouge sont très proches les uns des autres. La vaste chasse se resserre soudain sur une distance mesurable. Le danger ne tient plus seulement au fait de reconnaître un animal féroce : métal dur et chair vulnérable sont déjà en contact.

Les bords droits et brillants de la lame traversent l'obscurité de la gueule, entre les dents des deux mâchoires. La hampe prolonge le geste humain et conduit jusqu'à la tête du loup une force venue de la gauche. Le corps dressé interrompt cette poussée horizontale. Truffe, arcades, dents et pattes levées se rassemblent autour du même point de résistance ; la torsion du corps devient ainsi compréhensible.

Les lignes remplissent ici plusieurs fonctions. Une hampe basse est presque horizontale ; l'arme du cavalier traverse en diagonale la partie supérieure gauche ; à l'arrière, une lance presque verticale voisine avec un bâton levé. Ce sont des gestes de longueurs et d'orientations différentes, que l'on peut suivre parmi les courbes souples des crinières, des manches et des bêtes. Les droites rendent l'encombrement lisible et accentuent la tension des formes infléchies autour d'elles.

Plus bas, le second loup relève sa gueule vers la droite et le haut, alors que son corps descend en diagonale vers la droite. Un chien sombre se presse derrière lui ; sa tête et une patte émergent près du contour du loup. Plus à droite, un chien clair abaisse la tête dans cet entrelacs, tandis qu'une autre tête canine, grise et étroite, apparaît juste au-dessus. Il est difficile d'isoler entièrement chaque animal. On peut pourtant suivre l'alternance des têtes, des dos et des pattes et comprendre comment plusieurs contacts produisent un véritable nœud de corps.

Les recouvrements ne rendent pas tout indistinct. Les dents et le museau clair soulignent la gueule tournée vers le haut ; le visage du chien sombre reste enfoui dans une masse de fourrure ombrée. Une patte passe devant un autre pelage, ses doigts et ses griffes permettant de la reconnaître. L'œil identifie un corps, puis un autre en interrompt la continuité. Nous reconstituons la scène par fragments, expérience qui répond aux actions continuellement contrariées dans le tableau.

Comment la plus grande zone claire ramène le regard

Le cheval gris constitue la plus vaste forme claire de la peinture. L'encolure et l'épaule approchent du blanc crémeux ; la croupe s'assombrit en gris pommelé. La longue courbe du cou, le ventre arrondi et les contours minces des postérieurs articulent cette masse lumineuse de l'intérieur. La clarté suit les changements de direction du corps et lui donne du volume, au lieu de s'étaler comme une simple tache.

Des rênes noires traversent l'encolure claire et rejoignent la main du cavalier en vert. Celui-ci tourne le buste vers la gauche et regarde vers le bas. Une jambe descend le long du flanc, reliant le pourpoint vert à une botte fauve placée beaucoup plus bas. L'orientation du cheval, les diagonales des rênes et le regard du cavalier se répondent. Même si le cheval attire d'abord notre attention, plusieurs chemins visibles la reconduisent vers le milieu.

Détail du cheval de droite. L'encolure courbe, la tête abaissée et les antérieurs relevés se dirigent vers le centre. Les rênes noires rejoignent le cavalier en vert, qui se retourne et regarde en bas. Un faucon apparaît près de la femme derrière lui ; sous le cheval se trouvent un chien clair et un renard renversé.
Figure 3. Recadrage du fichier original. Suivre le corps clair jusqu'à la tête du cheval, puis les rênes jusqu'au cavalier. Les sabots antérieurs restent suspendus au-dessus de la lutte centrale. Image : The Metropolitan Museum of Art, CC0.Voir les images sur la page de l’œuvre au musée ↗

Une bande lumineuse longe la manche verte, puis s'assombrit rapidement dans le pli. La douceur de ces transitions évoque le satin. À proximité, les mèches claires de la crinière se divisent et s'enroulent ; leurs extrémités se dispersent devant le ciel. Le pelage du loup est plus dense, plus court, avec une bordure finement irrégulière. Sur des surfaces voisines, la lumière devient ainsi plan d'une étoffe, courbure d'une peau ou pointe d'un poil. Le tumulte conserve les différences de matière.

Les visages, eux non plus, ne répètent pas une expression unique. Au centre, le sonneur gonfle les joues ; le pavillon de son cor s'ouvre vers la gauche et l'avant. D'autres figures se glissent entre l'encolure, le dos des loups et les armes. Elles occupent peu de surface, mais les accents clairs sur les fronts, les nez et les joues font circuler une présence humaine à travers les masses animales. Le cor nous invite à imaginer un son. Ce qui est effectivement visible, c'est la liaison de la bouche, des mains et de l'instrument, ainsi qu'une ouverture ronde enchâssée dans des contours serrés.

Les deux figures montées en haut à droite dominent les chasseurs à pied. Leur tenue et leur posture renforcent cette différence de position. La rotation du cavalier en vert le relie au combat ; la femme, plus droite derrière lui, ralentit momentanément le rythme. Regarder, diriger, approcher et lutter coexistent sans que tous accomplissent le même geste violent. Les regards des cavaliers placés en hauteur deviennent ainsi un relais vers la lutte : nous remarquons leurs têtes tournées, puis suivons leurs regards jusqu’aux animaux situés plus bas.

Une lointaine étendue et un premier plan sans passage

Un horizon bas reparaît par endroits entre les grandes masses. Dans une ouverture vers le bas à gauche, un minuscule cavalier et des chiens traversent des champs verts. Des bleus-verts plus froids et plus calmes établissent le lointain ; bruns, ocres, rouges, noirs et gris-blancs puissants encombrent le premier plan. Échelle et couleur créent ensemble la distance : là-bas, le terrain se déploie latéralement ; ici, les corps sont presque empilés.

Cette échappée mérite une pause. Elle montre que le tableau sait offrir un espace ouvert, et rend plus évident l'obstacle au premier plan. Le ciel occupe lui aussi une large surface, les nuages s'étirant au-dessus des têtes. L'ouverture n'a donc pas disparu. Elle ne devient simplement pas un passage utilisable sous les pattes des loups et des chiens. Notre regard peut parcourir le ciel sans effort ; aucun trajet aussi facile ne traverse la mêlée.

Les renards au bord inférieur modifient encore le rythme. À gauche, l'un se tient debout, le corps détourné et la tête ramenée en arrière. Près du centre inférieur, un autre est renversé, le ventre clair et la tête proches du sol ; des traces rouges apparaissent près de sa bouche. À droite, un troisième repose sur le dos, les pattes repliées près d'un sabot. Se tenir debout, être couché, basculer : ces postures donnent au bas du tableau un rythme distinct des élans ascendants. Les corps étendus ou recroquevillés des renards retiennent aussi le regard au sol, où tant de bêtes se serrent sous les sabots levés.

Plus nous regardons cette zone basse, plus il devient difficile de réduire l'ensemble à une agitation heureuse et sans coût. Pour un spectateur aristocratique de l'époque, la scène pouvait évoquer le rang, le courage et des souvenirs de chasse. Aujourd'hui, on peut d'abord ressentir la menace subie par les animaux poursuivis. La puissance avec laquelle la peinture organise le regard n'exige pas l'approbation de la mise à mort. Ces deux attitudes rencontrent la même disposition : les personnages élevés peuvent encore observer, tandis que les bêtes du bas sont poussées contre la terre et les sabots.

Les limites actuelles ont aussi une histoire

La toile conservée mesure près de 3,8 mètres de large. Selon l'explication actuelle du Met, elle était plus grande à l'origine, environ onze ou douze pieds de haut sur dix-huit de large. Elle aurait surtout été réduite en haut et à gauche ; les deux loups se situaient alors plus près du centre. Le catalogue envisage une réduction dans l'atelier même de Rubens, après que certains acheteurs possibles eurent jugé le format trop imposant, tout en laissant les circonstances incertaines. Catalogue du musée

Cette question a reçu des réponses différentes. La bibliographie du musée rapporte qu'une étude de 1984 considérait l'examen technique comme un argument contre une réduction importante. Le texte de catalogue daté de 2011 et l'explication actuelle retiennent, au contraire, une toile originellement plus grande. Nous pouvons donc décrire la manière dont les bords présents intensifient l'encombrement, sans prétendre reconstituer exactement les parties supprimées, leur étendue ou la date de l'opération. Les figures coupées à gauche et les coiffures proches du bord supérieur appartiennent d'abord aux conditions de l'objet aujourd'hui visible.

L'attribution complète, « Rubens et son atelier », importe également. Le musée décrit une pratique où les assistants participaient à la mise en place de la composition, aux fonds et aux détails secondaires des grandes toiles, avant que Rubens ne renforce contours, lumières, ombres et effets de matière. Dans la correspondance transmise par Toby Matthew à Dudley Carleton, il revendiqua l'exécution des loups et des renards. C'est un témoignage documentaire ; il ne permet pas d'attribuer chaque poil ou chaque éclat à une main précise à partir d'une photographie numérique.

La réussite du tableau conservé reste vérifiable à l'œil. L'immense cheval clair, la lame arrivant de côté, le loup dressé et les animaux partiellement indissociables du bas maintiennent plusieurs directions dans un même champ. Nous sentons la vitesse et rencontrons sans cesse les lieux où elle ne peut passer librement. Encerclement et résistance transforment cette vaste chasse en une rencontre qui semble sur le point de nous atteindre.

Lecture facultative Éprouver direction et apparition avec SAE

L'exercice suivant s'appuie sur la perception comme l'une des directions de lecture de l'esthétique SAE (Self-as-an-End) de Han Qin. C'est un outil contemporain de regard, non une preuve de l'intention du peintre. SAE Judgment and Aesthetics ; The Beauty of Perception

Laissons provisoirement de côté des noms et des jugements tels que « chasse », « courage » ou « cruauté ». Dessinez de la main quelques orientations visibles dans l'air : où se dirige le poitrail du cheval de gauche ? Où se tourne la tête du cheval gris ? D'où vient la hampe horizontale, et comment le loup dressé l'intercepte-t-il ? Suivez ensuite votre propre regard. Depuis la plus grande surface claire, quels contours, quelles rênes ou quels visages le reconduisent au centre ? La direction suggérée par un corps et le chemin effectivement suivi par l'attention sont deux choses différentes.

L'impression de « mouvement intense » devient ainsi un ensemble de relations que d'autres peuvent vérifier. Si vous percevez surtout une rotation fluide plutôt qu'un blocage, cherchez un parcours continu et voyez s'il reste libre à la gueule du loup, aux sabots ou aux corps superposés. Inversement, la lecture proposée ici doit rendre compte du ciel étendu et de la crinière flottante. Fluidité et résistance sont toutes deux visibles ; l'interprétation doit expliquer leur rencontre.

Réintroduisons maintenant les noms et l’histoire : les positions occupées par les cavaliers, les chasseurs à pied et les proies donnent une forme visible à cette chasse aristocratique. Les différences de pression subie par les corps offrent aussi des points d’appui concrets au jugement éthique. L’exercice doit rendre le regard suivant plus précis : sur un même trajet visuel, chacun devrait pouvoir indiquer où le mouvement continue, où il tourne et où un autre corps l'arrête.

Images et sources

Les descriptions visuelles reposent sur l'image de 4000 × 2672 pixels fournie par le Met. Le JPEG officiel complet est inchangé, y compris son entourage noir et les bords de la peinture. Les deux détails sont des recadrages directs enregistrés en PNG, conservant les pixels de la zone choisie et le profil colorimétrique ICC intégré. Il n'y a eu ni redimensionnement, ni modification des couleurs, ni retouche, ni reconstitution, ni image générée. L'écran continue d'influencer les couleurs et l'échelle perçue.

Les images relèvent des conditions CC0 de la politique Open Access du musée. Le texte est une lecture originale et indépendante. Les données historiques proviennent du catalogue et de sa bibliographie ; l'interprétation et l'application de SAE n'engagent pas le musée. Voir les Références et les Crédits des images joints.

Références · 中文 / English

参考资料与证据说明

核验日期:2026-10-15。

作品级资料

1. The Metropolitan Museum of Art,Peter Paul Rubens and Workshop,Wolf and Fox Hunt,ca. 1616,藏品号10.73。
https://www.metmuseum.org/art/collection/search/437536

本包采用馆方当前完整归属、题名、年代、尺寸及收藏信息。作品为布面油画,245.4×376.2厘米;John Stewart Kennedy Fund,1910年。对象页的Catalogue Entry全文标为2011年,依据Liedtke 1984及Bauman and Liedtke 1992。本文据该目录说明大型狩猎画与挂毯、贵族室内和狩猎特权的关系,以及工作室制作和书信中的动物执行归属。没有把骑者确定认作鲁本斯及其家人。

2. The Metropolitan Museum of Art Collection API,对象437536。
https://collectionapi.metmuseum.org/public/collection/v1/objects/437536

用于交叉核对对象编号、媒材、日期、尺寸、原图地址及isPublicDomain=true。API简短字段不能替代对象页完整归属与学术目录。

3. 馆方官方图像。
https://images.metmuseum.org/CRDImages/ep/original/DP-27136-001.jpg

4000×2672像素。本包全图为该JPEG原样复制;细读依据全图及局部实际观察。正文对方向、遮挡、亮面、毛皮、织物及动物姿态的分析是本包作者的视觉判断,不冒称馆方结论。

裁缩史应怎样理解

同一对象页保留了研究意见的变化:

- 1984年:Walter A. Liedtke,Flemish Paintings in The Metropolitan Museum of Art,第1卷198–209页;第2卷彩图XV、图版77–78。馆方书目摘要记载,该研究认为技术检查不支持显著裁减。
- 1986年:Arnout Balis,Corpus Rubenianum Ludwig Burchard,Part 18, vol. 2,Landscapes and Hunting Scenes,95–104页,编号2,图33。馆方书目记录其识别作品并提出裁缩说。
- 2011年目录正文及当前馆方解释:画布原约11或12×18英尺,主要从上和左裁减;两狼原更接近中央。可能在工作室中因潜在买家的空间限制而裁缩,但具体情形未定。

本文使用当前馆方解释,同时交代1984年不同结论。原始尺寸是估计;不据此声称精确复原缺失区域或确定裁切时间。以上旧研究的陈述根据馆方对象页完整目录和书目摘要,未冒称另行通读各原版专著。

工作室与书信

同一馆方目录解释巨幅画由助手参与铺陈设计、背景和次要细节,随后由鲁本斯加强轮廓、光影及表面质感。目录还记述,鲁本斯通过Toby Matthew向Dudley Carleton申明狼和狐狸由他执行。

这是文献证言与馆方对制作惯例的说明,不是凭数字图像划分每段笔触的依据。本包不增列Frans Snyders或Jan Wildens为本作确定合作者,也不把不同材质的成画效果当作某一只手的证据。

SAE来源

4. Han Qin/秦汉,SAE Judgment and Aesthetics — In Tribute to Kant,第二版。
https://self-as-an-end.net/papers/sae-judgment-aesthetics.html
DOI:https://doi.org/10.5281/zenodo.19296710

5. Han Qin/秦汉,The Beauty of Perception/感知之美,SAE美学射线8。
https://self-as-an-end.net/papers/sae-aesthetics-ray-8.html
DOI:https://doi.org/10.5281/zenodo.22988390

文末练习只借用感知方向,区分眼前可指认的形状、色彩和方向,与依赖名称、知识及价值判断的部分。它不声称可以抹掉全部背景知识,也不把动感、动物题材或几何线条直接判为其他射线的成立。该应用是当代阅读工具,不代表鲁本斯意图、馆方认可或艺术史共识。原站署明CC BY 4.0;本包采用转述,没有大段转载理论原文。

图像开放许可

6. The Metropolitan Museum of Art,Open Access。
https://www.metmuseum.org/hubs/open-access

7. Creative Commons,CC0 1.0 Universal。
https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/

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图像来源与许可

作品

Peter Paul Rubens and Workshop/彼得·保罗·鲁本斯及工作室

Wolf and Fox Hunt/《猎狼与猎狐》,ca. 1616/约1616年。

布面油画,245.4×376.2厘米。The Metropolitan Museum of Art,New York;John Stewart Kennedy Fund,1910;藏品号10.73。

- 对象页:https://www.metmuseum.org/art/collection/search/437536
- API:https://collectionapi.metmuseum.org/public/collection/v1/objects/437536
- 原始图像:https://images.metmuseum.org/CRDImages/ep/original/DP-27136-001.jpg
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- 开放政策:https://www.metmuseum.org/hubs/open-access
- 许可:https://creativecommons.org/publicdomain/zero/1.0/

本包图片

图1 官方全图

文件:images/rubens_wolf_fox_hunt_full.jpg

4000×2672像素,3,602,471字节。JPEG按下载文件原样保存,没有重编码;黑色外缘、画边及左下数字均保留。

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图2 左侧相遇

文件:images/detail_left_encounter.png

裁切坐标:(120, 430, 2070, 2470),输出1950×2040像素。坐标以官方4000×2672图像左上角为原点,按left, top, right, bottom记录,右与下边界不包含在内。

保留迎面马体、从左伸入的长杆、狼口与刃的接触、狼爪旁红色流苏,以及下方相缠动物。局部没有保留左侧骑者完整头顶,不用于单独判断其肖像或完整姿态。

图3 右侧灰马

文件:images/detail_right_horse.png

裁切坐标:(1850, 100, 3900, 2490),输出2050×2390像素。保留灰马头、弯颈、缰绳、抬起前腿、骑者转身及下方犬与狐狸,供读者核对亮面内部的方向关系。

处理方法

两张局部从官方JPEG解码后的RGB像素直接裁切,以无损PNG保存,没有缩放、插值、调色、锐化、修复、补绘或生成内容。原图的3136字节ICC配置逐字节嵌入两张PNG。局部输出像素与原图相应矩形的解码像素逐一比对一致;这不意味着JPEG本身原来没有有损压缩。

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